
Dans ma série « l’homme n’est qu’un animal »*, après l’hommoutruche et un déjà assez philosophique et anthropologique questionnement sur notre réelle nature dans ce bas monde. Je récidive ici suite aux tragiques bouleversements climatiques de cet été mais qui se généralisent et surtout s’intensifient d’année en année et surtout après à ma lecture pas anodine d’un ouvrage choc pour moi : le Syndrome de la Grenouille, d’Ivar Ekeland.
Une malheureuse grenouille mise à cuire dans une marmite tolère une élévation régulière de la température de l’eau, alors qu’un ébouillantement brutal la ferait réagir aussitôt. De même, le réchauffement climatique est insidieux : il n’est perceptible qu’à l’échelle de la décennie, voire du siècle, n’implique aucune décision urgente et, de fait, est régulièrement repoussé sur l’agenda des politiques dont l’horizon excède rarement quelques années.
J’avoue que ça m’a malheureusement furieusement parlé tant ce dernier été nous a tous profondément marqué. Personnellement j’ai eu la chance de ne pas être affecté comme ceux qui ont tout perdu dans les Méga-Feux en Gironde, par exemple car je ne parle ici que de la France. Mais cela m’a énormément perturbé car j’avais l’impression autour de moi que les gens en parlaient comme si c’était un n-ième fait divers entendu ou vu et passaient pour certains à d’autres sujets sans aucune empathie. Pire certains basculaient sur des sujets comme la dernière info sur l’IA « machin », sans se rendre compte qu’on parle alors de ce qui contribue le plus en ce moment à la croissance exponentielle de notre consommation électrique et donc poursuit notre affolante destruction de notre planète**.Il faut malheureusement avoir conscience qu’on est tous embarqué dans un avion qui va se crasher et ce même si on est loin d’être les principaux responsables de ce crash ! Et les actuelles catastrophes climatiques ne sont que les prémisses du vrai crash ! Tout comme un objet cosmique subit d’abord les effets de l’entrée dans l’atmosphère avant de s’écraser, le monde subit actuellement des événements primaires avant un vrai choc pour lequel personne n’est prêt. Et ce d’autant que le numérique, le « médiatique » et surtout le politique nous a enlevé toute forme d’éveil conscient. On est tous anesthésiés et on croit bien supporter la douleur actuelle quotidienne, que nous finissons par « apprivoiser » mais on n’est pas prêt à la vraie souffrance physique et mentale à venir.
Je ne suis pas en train de parler la fin du monde. Je suis convaincu par les collapsologues qui prévoient un effondrement de notre civilisation industrielle. Alors oui nous sommes tous devenus comme une grenouille dans une marmite sur un feu. C’est de plus en plus chaud ! Il faut réagir maintenant, gagner en autonomie et surtout ne pas s’accommoder dans un confort apparent et précaire. Le vrai inconfort arrive …
Alors je ne m’appelle pas Pierre ! Vous pouvez me dire « Ta gueule ! » mais c’est inéluctable : « il va faire tout noir ! » …
* Je me rend compte que je suis finalement à fond dans la Zooanthropie ! Je n’arrête pas de toujours tout ramener aux animaux quand je réfléchis sur ou parle de notre époque de déglingos.
** Si seulement l’IA, cette nouvelle invention révolutionnaire marque de notre soi-disant progrès, nous aidait au moins à trouver ce dont on a réellement besoin actuellement : des solutions pour lutter contre le réchauffement climatique ou au moins contre notre inintelligence naturelle à demander de faire danser des petits chatons sur une musique débile !
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